posté le 15-04-2018 à 08:40:43

Grasse (58).

  

Je devais, au plus vite, rencontrer Monsieur Laderovitch !

Cela s’annonçait très difficile, car sa femme le bourrait de neuroleptiques et le maintenait pratiquement prisonnier dans son appartement. Je l’apercevais bien de temps en temps, errant dans le hall de l’immeuble ou dans les couloirs, perdu à jamais dans le labyrinthe du temps et de l’oubli.

Comment faire parler cet homme au cerveau vide ? Ou du moins comment obtenir des bribes, même ténues, d’informations qui auraient pu orienter mes recherches sur la disparition de Lola ?

Un matin, après une nuit passée dans des brumes incertaines, alors que le manque de sommeil  obscurcissait l’horizon de ma future journée, en regardant par la fenêtre, je vis  Monsieur Laderovitch accoudé sur la rambarde de ma coursive qui dominait la cour de la sinistre prison.

C’était mon jour de chance. Le pauvre homme s’était encore perdu ! Il fallait que je l’approchasse sans l’effrayer. J’ouvris la porte d’entrée de mon appartement et la laissais béante comme on prépare un piège pour capturer une proie. Moi, je me cachais presque, au fond du hall de manière à ce que mon éventuel informateur ne pût me voir.  Et j’attendis !

Comme une mouche attirée par une fenêtre ou une porte ouverte, Monsieur Laderovitch finit par entrer dans mon appartement. Il passa devant moi sans me regarder et alla s’asseoir sur le canapé du salon : il croyait qu’il était chez lui !

Il fallait que j’allasse vers lui tout doucement pour ne pas provoquer chez mon visiteur inattendu un sentiment de panique. Il me regarda avec ses yeux vitreux façonnés dans la crainte et l’incompréhension. Que croyait-il voir dans son délire quasi permanent ?  

- Une personne inconnue, certainement,

- Un monstre dangereux, peut-être,

- Un ennemi qui voulait le tuer, c’était probable.

J’évitais de le regarder dans les yeux. Son visage était creusé de rides profondes qui martelaient l’angoisse caractérisée par un rictus sans répit. Je m’approchais de lui aussi lentement que possible, ma tête légèrement tournée vers le côté pour ne pas affronter son regard de fou. Et je finis par m’asseoir à sa droite dans le fauteuil situé à cinquante centimètres de lui.

Au bout de trente secondes, Monsieur Laderovitch ne me regarda plus : il avait oublié ma présence et, dans un acte répétitif qui devait le rassurer un peu, il vidait puis remplissait une petite boîte d’allumettes que j’avais oubliée sur la petite table en verre située juste devant le canapé.

Comment établir un contact, même éphémère, avec lui ? Autant espérer bavarder avec un martien moyenâgeux errant dans la Pampa. Il oubliait instantanément tous les actes liés au présent immédiat.  Je connaissais très mal mon voisin et son passé m’était aussi opaque que la grande muraille de Chine. Alors j’eus l’idée de chanter :

- « Allons enfants de la patrie…. »

Le début de la Marseillaise.

Monsieur Laderovitch, arrêta brusquement de jouer avec les allumettes et me lança un regard où semblait briller une lueur infinitésimale de raison. La Marseillaise devait certainement entrer en résonnance, dans son cerveau malade, avec des événements anciens, datant peut-être de la seconde guerre mondiale. Mais ce bref instant de lucidité ne dura que quelques secondes et mon voisin Alzheimer replongea bien vite dans son délire répétitif du vidage et du remplissage de la boîte d’allumettes.

Alors je décidais de voyager encore plus loin dans son passé et je commençai à fredonner :

 

- « Il était une bergère qui gardait ses moutons … »

 

Monsieur Laderovitch fut comme secoué par un tremblement électrique, son rictus angoissé se déplissa un peu et, en plongeant son regard fixe dans le mien, il répondit :

-« Et ron et ron petit patapon… »

 

                   

 

 

A suivre

 

 

 

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 08-04-2018 à 09:01:59

Grasse (57).

 

Les yeux de Michèle Morgan...

 

« Entrez, entrez »! Il était marrant, Monsieur Coqualo !

Encore aurait-il fallu que je pusse accéder à une pièce de 1,50m2 dans laquelle se trouvaient déjà trois hommes enchevêtrés et à demi-dévêtus : Monsieur Coqualo donc, avec Aldo et Pipo, qui pratiquaient des activités peu recommandables.

- Il y a encore de la place, on va se serrer un peu, me dit Aldo avec le sourire carnassier d’un moine défroqué.

Je craignais pour ma vertu, mais il fallait absolument que je parlasse aux deux CRS qui avaient mené un embryon d’enquête concernant le rapt de Lola.

Planté, devant la porte des toilettes, je ne savais plus quoi faire.

- Je vous attends au salon, j’ai quelque chose à vous demander, dis-je à la cantonade, en espérant capter l’attention des deux policiers dont les membres avaient des positions vraiment incongrues.

- Tout service mérite récompense ! parvint à articuler Monsieur Coqualo qui avait réussi à libérer sa bouche de l’encombrante matraque vivante de l’un des deux CRS.

Je me dirigeais vers le salon en redoutant des rencontres collantes. Fatalement, je tombai sur Mademoiselle Belœil qui avait perdu la moitié de son pucelage dans la salle de bains. Elle me fit des yeux doux ou du moins elle essaya, car ses yeux globuleux étaient loin de ressembler à ceux de Michèle Morgan (1).

Dans le salon, les loups m’accueillirent avec enthousiasme comme s’ils reniflaient la chair fraîche d’un agneau vraiment innocent. Il planait, dans ce lieu de débauche, une atmosphère de fin du monde. Ils étaient tous avachis et presque décomposés sur les fauteuils et sur le canapé, muets, la bouche ouverte, comme des poissons sortis de l’eau.

Je me mis à attendre Aldo et Pipo en esquivant les attaques mollassonnes de quelques guerriers ramollis.

Et je patientais une heure, longue comme une heure passée à Kaboul, la nuit, dans une rue sans nom, peuplée de Talibans. Et tout ça pour l’amour d’une pute !

Enfin, ils arrivèrent les trois zigotos. Débraillés, le teint rougeaud, ils dégageaient une odeur à vomir. Aldo vint vers moi, il avait la mine décomposée des momies pharaoniennes.

- Alors, quel est votre problème ? me dit-il en déglutissant.

- Voilà, je recherche des informations sur le rapt de Lola !

Il me regarda comme si je parlais en Egyptien ancien.

- Je dois avouer que l’on ne sait pratiquement rien. Elle a été enlevée par le gang des parfumeurs grassois (2) à ce qu’il paraît.

Je n’étais guère avancé et j’insistais pour en savoir davantage.

Aldo était pressé d’en finir et je le soupçonnais d’avoir une idée derrière la tête.

- Il n’y a eu qu’un seul témoin ! Voulez-vous qu’on aille se rafraîchir dans la salle de bains ?

- Et quel est ce témoin ?

- Je n’ai pas droit de vous le dire, mais entre amis si, c’est Monsieur Ladérovitch !

- Merci Aldo, je file. Je vais essayer d’interroger Monsieur Ladérovitch.

Le seul problème, c’est que Monsieur Ladérovitch avait la maladie d’Alzheimer !...

 

A suivre

 

Notes :

 

1-  Michèle Morgan : de son vrai nom Simone Roussel, est une actrice française, née le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine, dans le département de la Seine (aujourd'hui Hauts-de-Seine).

2- Gang des parfumeurs grassois : Célèbre gang de la Côte d’Azur, qui aspergeait ses victimes avec du parfum.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 31-03-2018 à 08:53:29

Grasse (56).

Et Monsieur Coqualo entra dans la salle de bains !

Sa femme était en train de me jouer un concerto de flûte à bec et moi j’étais sur le point de m’épancher dans sa bouche. Ma tête se trouvait coincée entre les cuisses de Mademoiselle Belœil qui me faisait un masque de beauté avec son fluide intime tiède et gluant. Hélianthine gloussait comme une poule qui voulait séduire le coq de la basse-cour. Monsieur Coqualo jeta un regard discret sur ce tableau inconvenant et dit simplement :

- Je ne fais que passer. Ne vous dérangez pas pour moi ! Je viens chercher de la vaseline, on est tombé en panne.

Ouf, je fus un peu soulagé, car je crus un instant qu’il voulait me trucider en voyant sa femme câliner ma courgette. Il repartit avec un tube de gelée lubrificatrice en sifflotant un air que je ne connaissais pas.

Il ne fallait pas que j’oubliasse mon obsession, qui était de retrouver Lola et dans un sursaut viril je projetais dans la bouche de ma bienfaitrice une salve de plomb fondu qu’elle avala avec plaisir.

J’abandonnai mes deux coquines et je partis à la recherche d’Aldo et de Pipo. Ma mission s’annonçait périlleuse ; je me sentais comme un agneau innocent qui voulait jouer avec deux loups aux crocs acérés.

Dans le salon qui baignait dans un brouillard de fumée pas très catholique, je ne vis pas les deux CRS aux jupons roses ; seuls quelques couples de sexes indéterminés s’affrontaient dans des positions acrobatiques.

Je dus me résoudre à aller explorer les deux chambres, la cuisine et les toilettes en redoutant ce que j’allais certainement trouver. J’avais l’impression d’évoluer dans un film épouvanto-pornographique interdit aux moins de quarante-cinq ans. Dans la première chambre, rien de bien intéressant : un classique, deux femmes s’époumonaient sur le lit.

Dans la deuxième, je préfère ne pas vous révéler ce que je vis. Dans la cuisine, Monsieur Gédebras, le manchot, dont j’ignorais la conversion, cherchait dans le réfrigérateur de quoi remplacer son membre absent (son bras je veux dire).

Je dus me rendre à l’évidence, avec effroi, que Monsieur Coqualo, Aldo et Pipo devaient être enfermés tous les trois dans les toilettes. C’en était trop, il était temps que j’abandonnasse la partie !

- Tu ne vas pas oublier Lola ! me dit une petite voix schizophrénique qui naquit dans mon cerveau.

Alors j’endossai mes vêtements de superman et, pour la bonne cause, je frappais à la porte des toilettes.

- Entrez ! me dit Monsieur Coqualo…

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 24-03-2018 à 08:43:27

Grasse (55).

Madame Coqualo et Mademoiselle Belœil. 


J’entrais donc dans la salle de bains en n’imaginant même pas ce que j’allais voir. Mademoiselle Belœil, la vieille fille, vierge certifiée conforme par le bureau de vérification intime de la ville de Grasse, était debout, adossée sur le lavabo qui soutenait son corps.

Elle avait soulevé sa jupe dont elle maintenait le bord, avec sa main droite, au niveau de sa taille. Sa culotte noire baissée arrivait au niveau de ses chevilles et ses jambes légèrement écartées dressaient un tableau des plus déroutants.

C’est que, accroupie à ses pieds, Madame Coqualo, le visage entre ses cuisses, broutait son gazon avec sa langue quasi bifide, comme une innocente brebis affamée. On a beau être blindé comme les chars de la guerre 39-45 ou protégé par une armure en acier chromé de chevalier, qui résiste aux crachats nocifs des élèves, il y a des spectacles qu’on ne devrait pas voir !

J’allais sortir discrètement de ce lieu malsain, quand Madame Coqualo émergeant des cuisses d’Hélianthine, le visage baigné par les humeurs intimes de notre voisine, me dit :

- Alain, Alain, venez vous joindre à nous !

Je ne sais pas pourquoi, mais je sentis comme un ressort se tortiller dans ma braguette. J’hésitais. J’imaginais déjà le tableau que nous pourrions former, à trois, dans ce lieu de perdition. Madame Coqualo en rajouta une couche :

- Allez venez ! J’en ai un peu assez des crevasses humides, j’aimerais bien cajoler des pitons durs et escarpés ! Venez donc prendre ma place.

Ma volonté semblait se ramollir et se dissoudre comme du sucre dans un sirop pas très catholique. Hélianthine ne disait rien ; elle se contentait de soupirer bruyamment. Ses yeux semblaient révulsés par le plaisir et je soupçonnais Monsieur Coqualo d’avoir versé dans son verre, une bonne dose de GHB.

Je remplaçais donc ma voisine  nymphomane, entre les cuisses de Mademoiselle Belœil, qui de ce fait avait perdu la moitié de sa virginité. Pressée comme un courant d'air, la flûtiste du local à poubelles, s’occupa de mon haricot vert qui se transforma bien vite en courgette de belle facture.

Nous naviguions tous les trois dans un océan de volupté. En bruit de fond, nous entendions en boucle une chanson de « Village People », YMCA, certainement choisie par Aldo et Pipo les deux CRS aux jupons roses…  

 

                  

                                  Cliquez sur la flèche pour écouter la chanson.

***

Je touchais le fond là et tout ça pour essayer de retrouver Lola, l’amour de ma vie. De temps en temps, je me détachais d’Hélianthine pour reprendre mon souffle et m’essuyer le visage, luisant comme la peau d’une grenouille.

Et je me demandais, avant de connaître l’abandon spermatique, ce qui arriverait si Monsieur Coqualo entrait dans la salle de Bains.

Et Monsieur Coqualo, le mari de la flûtiste, entra dans la salle de bains… 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 17-03-2018 à 08:57:05

Grasse (54).

 


********* 

L’atmosphère était drôlement enfumée dans le salon des Coqualo. Etait-ce du tabac que fumaient tous les invités de ce couple infernal ? Je pensais à mes pauvres poumons, agressés par des substances nocives et à mes neurones qui devaient, peut-être, lutter contre les vapeurs des paradis artificiels. Mais c’était pour la bonne cause : sauver Lola !

Mademoiselle Belœil ou Hélianthine pour les intimes serrait avec force mon avant-bras, comme si elle devait traverser un pont instable, fait de lianes et de bambous, qui se bringuebalait (1) au-dessus du fleuve Amazone infesté de piranhas (2). 

Et il y avait encore pire que les piranhas ! Monsieur Coqualo venait à notre rencontre avec un sourire à faire frémir Dracula lui-même. Il ignora complètement Hélianthine et me tendit un verre au contenu problématique, un liquide doré qui ne m’inspirait pas confiance. N’avait-il pas versé subrepticement du GHB (3) dans le verre qu’il me tendait ?

- Buvez, buvez ! me dit-il, ne faites pas le timide !

Je me sentis obligé de boire et par empathie (4), je me mis dans la peau de Socrate condamné à avaler de la cigüe (5).

Les quelques gouttes qui glissèrent dans mon gosier, me rassurèrent un peu ; il ne s’agissait que de whisky en apparence. Mon hôte pervers, lui, ne perdait pas le Nord ; il commença à me tripoter les fesses. J’essayais, en vain, de repousser sa main en me disant que dans une autre vie, Monsieur Coqualo avait dû être boulanger habitué à pétrir de la pâte à pain.

Il fallait que je me déplaçasse rapidement sur le côté pour rompre ce contact assez répugnant. En vain, car je vis arriver les deux CRS Aldo et Pipo aussi excités que lorsqu’ils faisaient souffler dans l’alcootest, les pauvres automobilistes surpris en flagrant délit de violation du huitième commandement de la nouvelle Europe : « Rouler à plus de 70km/h sur autoroute est un péché mortel ».

Aldo et Pipo, me firent la bise : ils croyaient que j’étais des leurs ! Ils avaient le sourire sournois du gendarme qui tentait d’écrire un rapport sur le clavier d’un ordinateur, avec un vocabulaire limité.

Comment préserver ma vertu, mise en péril par des prédateurs prêts à tout ? J’essayais de rompre le contact en leur disant :

- Mais où est passée Hélianthine ? Je ne la vois plus !

- Oh, elle doit être dans la salle de bains, en train de se refaire une beauté ! me répondit Pipo en se collant à moi.

Se refaire une beauté ? Encore eut-il fallu que Mademoiselle Belœil en possédât une, avant de venir ici ! Pour détendre l’atmosphère, je leur en fis la remarque. Et Aldo répliqua, en me faisant des yeux de braise :

- Oh, vous savez, nous, on ne regarde pas les filles !

- Je vais aller la chercher, dis-je, en essayant de me dépêtrer de ces dignes représentants de la marque « Seccotine », la colle qui résiste à tout.

En entrant dans la salle de bains, ce que je vis alors, me fit croire que je pénétrais dans la sixième dimension… !

 

A suivre

 

Notes :

 

1- Bringuebaler : osciller d'une manière soudaine et irrégulière.

2- Piranha : poisson carnassier des rivières d'Amérique du Sud (de la famille des characidés), ne dépassant pas soixante centimètres de longueur et connu pour sa redoutable voracité.

3- GHB  ou drogue du viol : Le GHB ou acide gamma hydro butyrique est un produit stupéfiant que les consommateurs utilisent pour favoriser des relations sexuelles " forcées ". Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle, les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles garderaient inconstamment le souvenir. Le produit serait parfois mis dans les boissons à l'insu des consommatrices. Il s'ensuivrait des relations sexuelles " consentantes " et débridées.

4- Empathie : faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui et de comprendre ses sentiments et ses émotions

5- Cigüe : La grande ciguë est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens et de la colonie phocéenne de Massilia (Marseille) pour exécuter les condamnés à mort et les «suicides commandés »   (Socrate).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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1. biquette  le 17-03-2018 à 10:56:36  (site)

Bonjour Alain voila une suite qui laisse a penser que tu vas encore subir le supplice des pauvres victimes de n'aimer qu'un sexe c'est a dire les " femmes " et ces deux lascars de la pédale ne lacheront pas prise a mon humble avis , c'est tenace et têtu cette race là ... .j'espére que la Miss Heliantine te sauvera la mise car autrement t'es mal barré dans ce nid de guêpes ....En plus faut mâter ce que tu t'ingurgite avec cette clic de malsains , bref j'attend la suite avec impatience pour savoir si ton arriére train n'a pas trop dérouillé ., .des fois on ne vois pas le danger mais là t'es plutôt mal tomber .......Je suis toujours trés contente de passer sur ton blog , ça m'amuse beaucoup de lire des passages d'une vie qui peut étre sont écris avec beaucoup exagération mais le résultat est trés drôle ...Tu vois les réalités de ce qui se passe couramment un peu partout ...Pour ma part j'ai éte protégé car je demeurais dans un quartier de Paris assez huppé ( 6e arrondissement ) et bien que ça existait déja mais c'était trés caché , en fait un décor trés beau avec des dessous pas trés catholiques ...Et oui j'ai surement échappé au pire dans certaines circonstances car je sortais beaucoup a l'époque , je visitais beaucoup de choses, j'étais curieuse de tout et j'allais dans tous les quartiers bons ou moins bons un Bref mon Ange Gardien veillait ferme je le suppose a présent , mais c'était tout de méme risqué surtout dans les grandes villes .de ne pas étre conscient du danger ...Et puis nous sommes dans une époque ou plus rien ne nous étonne ....Je te souhaite un beau week end ,et du repos pour lundi avant de te remettre a remonter les bretelles a des petits mignons supers gâtés , et a ceux qui sont trés mal élevés ....Je pense que les enfants sont trop soutenus par certains parents qui agissent en fait dans le sens contraire de ce que normalement ils devraient faire , alors dans ce cas là les mômes se croient tout permis et i:l y a des coups de pied au cul qui se perdent ça j'en suis certaine ...Bon avec les miens pas eu ce probléme chez moi ça filait doux et puis nous étions deux coriaces pour les surveiller , bref des petites choses n'ont pas pû étre evité, mais dans l'ensemble pas de catastrophe ni de grosse connerie irréparable ....Une vie normale quoi , avec des hauts et des bas ....En parlant bas ( c'est surtout moi qui en ai usé ) et des beaux avec coutures ( obligée dans le boulot d'etre toujours tirée a quatre épingles , je travaillais dans les bureaux pour une societé et le patron était dur pour nous ) et en plus dans un quartier assez maniéré l'Avenue de la grande armée ,( l'Arc de triomphe ) alors fallait paraitre ........ Que c'était joli cette mode, encore un truc disparu dans la mode parmis tant d'autres qui étaient trés saillants pour nous les femmes , et oui ...Mais a noter tout de méme que l'on trouve beaucoup plus de trucs abordables pour rester coquette et dans le bain a présent , les bas existent toujours pour celles qui appreçient ce genre ....Je vais sortir ma Chipette et aller respirer , pas l'air du large mais l'air de la cambrousse , pas de vaches par chez moi dommage j'aime bien l'odeur des granges ..Repose toi bien ....Bise a++++LiliImage

2. biquette  le 18-03-2018 à 10:46:36  (site)

Bonjour Alain , je passe te faire un coucou pour ce dimanche , en plus il neige chez moi , dur mais ça ne va pas durer ...Je te souhaite un beau dimanche , du repos , vas y mou au radada , ça s'use pas c'est ça créve ...Bise a+++++++LiliImage

3. biquette  le 18-03-2018 à 15:59:51  (site)

Re moi Alain ... je dois avouer que ton com m'a bien fait plaisir , car je fouine toujours un peu partout pour trouver des sujets pas trop loufoques .Et en méme temps j'apprend des choses que j'ignorais jusqu"alors ...Merci du joli message et oui je fais ce que peus , mais surtout sans vouloir battre un record de com , pas mon truc de faire de l'épate et de jouer les marioles , je suis quelqu'un de simple qui demeure " rue des biquettes " et non au Ritz ( je plaisante ) ...Il est vrai que nous savons tous que le climat de la côte d'azur est plus clément qu'ailleurs , alors tu devrais étre content du lieu de la résidence que tu as choisis et tu y as surement des attaches secrêtes qui t'y retiennent , alors dis toi bien que partout il y a du bon et du mauvais ,moi je suis toujours a tempester sur le fait que je demeure en cambrousse et je dois avouer que si je n'avais pas ma fille dans le secteur je dégagerais vite fais d'ou je suis car on s'y enmerde sérieux sur les grandes largeurs crois moi ....Bref on verra plus tard si je me décide a remettre la gomme avec un copain , pour l'instant pas question mais je ne dis pas fontaine !!! Chez moi il a neigé ce matin et on se les gelais sérieux dehors ...Faut pas s'alarmer d'ici peu ça ira bien mieux ...Les paquerettes vont se pointer et ma chienne va pouvoir mettre de l'engrais dessus ( là je plaisante car je ramasse toujours afin de laisser propre derriére moi ) j'ai au moins une fiérté c'est de respecter les autres et la nature ....Ici il y a un lac artificiel et bien il faut des palmes pour y aller tellement il a de merdes de chien , faut dire que les gens crados ça ne manque pas , ils bouffent et font leurs besoins a la méme place ( pour étre polie )......Pour en revenir a ta région Je me souviens de la plage de Fréjus ou je me balladais souvent et méme qu'on y aperçois l'église de Saint Raphael et bien il y avait des saloperies qui trainaient partout méme entre les lauriers roses qui se trouvaient tout le long , je ne sais pas si il y en a encore vu ça date tout de méme le temps ou avec mon mari on campait a Agay , et oui et aussi a Boulouris ...Je connais trés bien cette région là j'ai méme fais l'esterel en bagnole , pas marrant d'ailleurs , mais beaux décors ..J'ai demeuré aussi a Nice si j'ai bonne mémoire je logeais Boulevard Carabacel , et oui aux Cimiez , magnifique panorama d'ou j"étais ...Je dois dire que la vie était trés chére et dur de tenir longtemps j'y suis restée 4 mois aprés j'ai éte obligée de riper pour aller au boulot a la Croix Valmer pas loin de saint trop ...Bon de supers souvenirs quand méme , j'avais les patates d'en partir mais faut se qu'il faut car quand on a des moyens limités ......Là je vais regarder un film sur les drag queen que j'ai enregistré hier , mais comme j'avais du monde chez moi je n'ai pas pû le suivre alors je vais mâter ça de suite ........Je te souhaite une belle soirée et si tu passe "rue des biquettes " tu viens déguster un bon caoua ( rire ) ......A+++++LiliImage

4. biquette  le 19-03-2018 à 16:22:05  (site)

Bonsoir Alain , je passe te faire un coucou , je suis lessivée aujourd'hui , bon c'est l'arrivée du printemps , je mue ( rire ) NON c'est ma chienne qui paume ses poils....Les clitoris vont étre en fleurs un peu partout ( excuse je plaisante ) ....Ma fille se barre je vais étre tranquille , elle a trouvé un mec qui l'enméne quelques jours en vacances en Vendée , je me demande ce quelle va branler la bas , de toute façon ça lui prend de temps en temps , des lubies passagéres , chez elle aussi c'est le printemps qui la travaille ..De toute façon elle a raison de s"évader de la routine ...Moi j'attend , quoi , je n'en sais rien mais on verra bien , j'ai un pote qui doit passer pour faire le bilan du travail qu'il va effectuer chez moi ,refaire mon couloir et ma salle avec un superbe papier , et les peintures, car moi je ne suis pas expérte pour ça .....Bon on attend que le temps soit potable car aujourd'hui encore de la neige et du vent , la mer n'est pas loin alors on a de quoi respirer ......Je te souhaite une belle soirée .....Bise ....A++++LiliImage

5. biquette  le 20-03-2018 à 16:19:08  (site)

Bonjour Alain..... Aujourd'hui c'est le printemps , j'espére que tu as mis un beau costard avec noeux pap pour essayer de séduire le max de jolies filles ...Le temps ne s'y prête pas beaucoup , mais je pense que ça ne vas pas freiner tes élans , toi qui est un chasseur chevronné , alors fonçe tête baissée pour de jolis moments de détente , au moins t'es plus pénard dans les bras d'une jolie gonzesse que dans ta classe ou tu fais tartir sur les grandes largeur , pas vrai? .Bonne soirée et ne te fatigue pas trop au pagot . ...Bise a.+++++LiliImage

6. biquette  le 20-03-2018 à 18:19:01  (site)

Bonsoir Alain ...Je sais que l'on offre pas de fleurs a un homme, mais ça me fais plaisir de t'en déposer bien amicalement ( tu vois des fois je peus étre trés sérieuse dans mon genre ) passe une belle soirée ....Bise a+++++LImageili

7. biquette  le 22-03-2018 à 15:44:36  (site)

Bonjour Alain , un petit passage avant de faire une bricole dans mon logement , je suis toujours a trouver quelque chose qui cloche dans mon décor , pas maniaque mais j'aime ce qui est beau et surtout propre ...Le temps se remet bien on peut sortir sans avoir trop de doudoune sur le dos ,pas encore avec des tenues légeres mais on y va vers les tenues affriolantes ( je plaisante ) moi un pantalon jean et un beau pull ça me conviens a l'aise car les robes ça craint pour l'instant ...on verra ça plus tard .....Je te souhaite une belle soirée.......Bise Image....A++++Lili

8. biquette  le 23-03-2018 à 12:08:48  (site)

Bonjour Alain , un coucou pour ce matin ou chez moi il pleut pas de veine, moi qui voulait aller un peu me balader , bon ce sera pour un autre jour ..J'espére que tout baigne pour toi que t'es pas trop lessivé avec tes cours , ça doit des fois étre peinible d'écouter des conneries de gosses qui ne prête pas attention a rien , bon t'en a peut étre dans le tas qui sont sérieux et ça compense surement ...Passe une belle journée ( tu dois en user des froques sur la chaise de ton bureau ) , faut que tu te dépenses autrement sur la plage pendant les week end ..Bise ........A+++++Lili...(Sur la photo jsuis au milieu )Image

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posté le 10-03-2018 à 08:56:08

Grasse (53).

 

 

 

 

Aldo et Pipo.

 

Il me vint l’idée saugrenue d’acheter une cartouche de cigarettes pour le pauvre Paulo.

Depuis la disparition de Lola, sa gagneuse, il n’avait pas dû fumer beaucoup.

Sur la coursive qui dominait la cour de la prison, je guettais l’arrivée de tous ces détenus avides de retrouver la liberté dans un espace d’à peine quelques centaines de mètres carrés. Cette cour, à ciel ouvert, représentait pour tous ces reclus, une bouffée d’oxygène qui les ranimait un peu après de longues heures passées dans leurs cellules exigües à l’air vicié.

Je vis Paulo, parmi les autres, le dos voûté, il ressemblait à un gorille ayant perdu sa femelle. Comment attirer son attention ? Un peu gêné, je criais à tout hasard « Lola ! ». Ça allait devenir notre mot de passe. Il se redressa et je me rendis compte combien il était grand et massif. Il leva la tête vers la coursive et, en m’apercevant, il se plaça juste en dessous. Je lui lançais la cartouche de cigarettes qu’il attrapa avec dextérité. Il leva son pouce droit à la verticale et, avec le sourire angélique d’un enfant de chœur, il me dit « merci ! ».

Plus tard, enfermé dans mon appartement, je commençais à regretter d’avoir accepté l’invitation de Monsieur Coqualo, le samedi suivant.

Pas de chance, Samedi arriva comme un train en avance. Pour cette petite sauterie, il fallait que je m’habillasse d’une manière correcte pour éviter d’exciter :

- Monsieur Coqualo, le gay, collant comme de la seccotine*.

- Madame Coqualo, sa femme, adepte des concerts de flûtes baveuses dans le local à poubelles.

- Aldo et Pipo, les deux CRS aux mains baladeuses, qui ne rêvaient que de m’entraîner dans les toilettes pour des pratiques peu académiques…

Et il devait certainement y avoir plusieurs autres invités, rescapés de la dernière Gay-Pride ** de Nice.

C’est alors que je crus avoir une idée géniale : me faire accompagner à cette sauterie par Mademoiselle Belœil, la vieille fille qui ne risquait pas de perdre sa virginité chez Monsieur Coqualo.

Je sonnais donc à sa porte. Ma voisine solitaire fut tout étonnée de me voir. Je comptais sur mon charme fou, pour la convaincre de m’accompagner chez nos voisins fêtards.

Quand elle ouvrit la bouche pour me répondre, je devinais à son haleine chargée qu’elle devait être peu habituée aux jeux de langue avec échange de salive.

Que n’aurais-je fait pour Lola ! J’acceptais de prendre le thé avec elle, mais je me méfiais un peu quand même de cette fille qui avait un regard ambigu. Subir les attouchements pervers de Monsieur Coqualo et de ses amis, passe encore, mais déchirer l’hymen, certainement caoutchouteux de mademoiselle Belœil, non ça jamais !

En bonne fille, ma voisine accepta mon invitation. Je fus quitte à lui dire qu’elle était vraiment jolie, bien que je pensasse exactement le contraire.

Quand on frappa chez les Coqualo, nous entendîmes de la musique gay, des cris et des gloussements inquiétants. La porte s’ouvrit et Aldo et Pipo nous invitèrent à entrer.

Ils avaient déjà le regard lubrique des hyènes en chaleur…

A suivre

 

Notes :

 

* Seccotine : ancienne colle forte liquide.

** Gay Pride : « La marche des fiertés ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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1. biquette  le 10-03-2018 à 12:42:52  (site)

Bonjour Alain voici une suite encore trés drôle des tes souvenirs du temps passé ...Là tu as bien fait tout de méme de prévoir ce qu'il pouvait t'arriver avec ces deux amateurs de trous de balle , dangereux ça , aprés tu aurais eu du mal pour t'assoir ( je plaisante vu que je ne comprend pas du tout cette maniére de prendre son pied ) ..Bon faut croire que c'est prisé vu que c'est trés recherché ....Dis donc tu as dû voir la joie que ça représentait pour la miss berlingot non utilisé , une belle ocase pour elle de la paumer sa peau de tambour , note bien que tu es dur dans ton genre vu que tu n'avais pas du tout l'intention de la faire reluire la Moiselle ...Bon les goûts et les couleurs ça ne se discute pas vu que tu as un choix énorme de femmes qui sont en attente pour te faire passer le mur du son , alors pas de soucis pour toi c'est l'apparence qui compte , on va faire comme SI .......T'es pas sans etre interessé dans ton genre ...Bon chacun voit les choses a sa maniére mais pour la délicatesse envers la Beloeil on repassera !!!!!!...Je suis toujours contente de pouvoir lire tes grosses bevues qui me font bien marrer et oui il faut utiliser ce qui compte énormement dans une vie et cela porte a rire plutôt qu'a blamer....;On rigole toujours de ceux qui en fait sont esclaves pour essayer de profiter un peu de ce que je trouve pour ma part un peu normal , je ne vois pas le côté vice , non ça fait partit d'un tout pour étre heureux et ça il ne faut pas le négliger , des fois des trucs me font un peu tiquer car pour ma part je préfére le faire que de dire , mais aprés tout faut étre logique ...Pas de quoi fouetter un chat que de prendre son pied .....Passe une belle journée , moi je me retape tout doux et bientôt le soleil va me stimuler encore bien mieux ......Bise A++++++LiliImage

2. anaflore  le 10-03-2018 à 13:31:12  (site)

bravo pour la photo du jour

3. olla  le 10-03-2018 à 14:04:22  (site)

bonjour alain
bien venus sur les blog que je découvre par la photo du jour
amitié du vaucluse
Nineguitrocksmiley_id117076

4. elena13  le 10-03-2018 à 21:31:21  (site)

Bravo pour la photo du jour !!!

5. biquette  le 15-03-2018 à 10:52:26  (site)

Bonjour Alain , ton gentil passage m'a bien fait plaisir vu que ces temps ci j'ai plutôt les reflexes gommés et je n'écris pas trop , plus beaucoup d'élan pour faire certains trucs , bon ça va revenir avec un beau soleil qui nous a bien manqué pendant ces longs mois ...Je vais mieux et je serais d'attaque dés que la chaleur sera un peu plus vive , car le matin ça caille encore beaucoup et on a du mal a ouvrir nos mirettes ...Bon nous sommes tributaires du temps alors autant s'en faire une raison et toi surement hâte d'aller courir les beaux jupons , quoi que l'on n'en porte plus dommage c'était trés saillant et j'aimais bien la dentelle qui dépassait un peu nos robes , une mode trés jolie mais tout fout le camp ...Maintenant c'est comme l'étalage d'un beau rosbif sur dans un magasin , pas trop attirant en somme .....Avant la mode était plus belle c'est tout .....Je vais aller faire un peu de courses pour remplir mes placards et voir pour de belles fleurs , vu que pour moi ça compte ...passe une belle journée , bise a++++LiliImage

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