posté le 30-11-2017 à 18:18:30

Grasse (33).

Un prof, parmi tant d'autres...


Je m’étais engagé un peu vite avec Lola concernant les cigarettes de Paulo, son protecteur, taulard dans la prison de grasse. N’allais-je pas être obligé de poursuivre ce petit jeu dangereux ? Et tout ça pour quoi ? Pour les beaux yeux et les fesses d’une fille qui tapinait devant mon immeuble…

L’après-midi, j’avais cours de 14h à 17h avec des secondes en classe entière, ce qui était légèrement stressant. Alors avant d’entrer dans l’arène (la classe), je fis un petit tour dans la salle des profs, une demi-heure avant le début du marathon. L’ambiance était morose. Les quelques professeurs qui étaient là, semblaient tous porter une lourde enclume en fonte sur le dos. La fatigue du matin pesait sur leurs neurones et avachissait leur corps et je me demandais comment ils allaient terminer la journée.

On était une bande de limaces décérébrées, sans réaction devant l’adversité, tous condamnés à une lourde peine, condamnés à vieillir de concert avec des manies de préretraités…

Jeanne était assise dans un coin. Elle me lançait des regards que je ne comprenais pas, des invitations muettes à aller m’installer à côté d’elle. Je préférais parler avec Philippe, prof de maths à ses heures. Il était grand, massif et de corpulence assez molle. Il discutait beaucoup, mais agissait peu. Souvent il me décrivait ses problèmes qui tournaient autour de son incapacité maladive à accomplir les tâches habituelles de la vie quotidienne. Il me racontait que sur son bureau, s’entassaient des dizaines de lettres, qu’il n’arrivait pas à ouvrir, que parfois il s’asseyait dans son fauteuil et qu’il n’arrivait plus à se relever, pour aller manger par exemple. Il restait comme paralysé pendant des heures, à ne rien faire et finissait par y passer toute la nuit. Il n’avait pas le courage de sortir, d’aller au restaurant, de faire du sport… Rien, dans le pays des unaus(1), il aurait été le roi ! Mais il était sympathique, un peu philosophe et apprécié par ses élèves (allez savoir pourquoi).

J’appris un jour, que Philippe, entrant chez lui après une dure journée de labeur, constata que sa femme avait disparu avec toutes ses affaires ; elle l’avait abandonné ! Elle lui avait laissé une lettre d’explications, qu’il n’ouvrit jamais.

On approchait des quatorze heures et un à un, les profs quittaient la salle pour aller chercher leurs élèves. Ils avaient tous, la tête de condamnés à mort perpétuité, en début de peine. Seuls, quelques-uns souriaient, ceux, certainement, déjà atteints de démence précoce.

Le hasard fit que Jeanne et moi, restâmes seuls un instant.

Elle me fit un petit signe de la main pour que j’aille la rejoindre dans la rangée de fauteuils de couleur bleu-pétrole, collés contre la grande vitre qui donnait sur la cour. Je voulais encore être méchant avec elle, je me forçais souvent beaucoup, mais là, dans les tranchées du lycée, avant la grande bataille de l’après-midi, je devais me montrer solidaire. J’allais donc vers elle, avec un demi-sourire qui ne voulait rien dire. Elle portait une jupe de couleur anthracite, certainement un mélange laine-lycra qui était souple et tenait chaud. Je restais debout devant elle, muet comme une carpe enrouée. Volontairement, elle laissa tomber un stylo à mes pieds et elle me dit :

- Alain, sois gentil s’il te plait, tu peux ramasser mon stylo ? 

Il me restait un soupçon de galanterie bien congelé et ayant dépassé certainement la date de péremption. Alors je me baissais pour ramasser l’objet chu (2)  sur le sol.

C’est à ce moment-là, qu’elle écarta ses jambes…

 

A suivre 

Notes :

 

1 : unau : mammifère vivant en Amérique du Sud et communément appelé paresseux.

2 : chu : participe passé du verbe choir (tomber).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 27-11-2017 à 20:25:05

Grasse (32).


Toute la nuit j’ai pensé à la phrase de Lola :

« Merci, merci, je saurai vous récompenser… ! »

J’imaginais des choses, des situations plus ou moins scabreuses, des scénarii dignes des films X interdits au moins de trente ans.

Les heures avaient la lenteur des escargots dépressifs peu pressés de plonger dans de l’eau bouillante. Je me levais vers une heure trente pour aller boire un peu d’eau dans la cuisine : j’avais la démarche d’un scaphandrier retraité victime de rhumatismes arthritiques.

A deux heures, je m’installais dans mon canapé en face de ma chaîne Hi-Fi, juste à égale distance des deux baffles plutôt encombrantes. Je plaçais un Cd de jazz dans mon lecteur. Le jazz ancien transforme la nuit, en brume légère et semble avoir un pouvoir de lévitation qui me faisait planer au-dessus du canapé. J’écoutais en boucle un air de Glenn Miller, « Moonlight Serenade », que Jeanne, la prof d’anglais aurait traduit par « Sérénade au clair de lune ».

 
 
  

A trois heures vingt-huit, plutôt ramolli par cette litanie d’un autre temps, je plongeais dans l’irraisonnable : boire un verre de whisky ! Une pure folie, vu que je supportais très mal l’alcool. Je voulais tout simplement assommer mes neurones excités par la promesse de Lola. La bouteille de whisky était encore presque pleine et légèrement  poussiéreuse. Je remplis la moitié de mon verre, décidé à boire pour oublier.

C’est alors que s’insinua dans mon esprit, une autre promesse, plus celle de Lola, non, mais celle que je lui avais faite, moi, concernant la cartouche de cigarettes que je devais lancer à Paulo, son mec, son protecteur, qui purgeait une peine de quinze ans de prison pour un délit inconnu de nous. Mais dans quel guêpier m’étais-je fourré ? Et n’allais-je pas commettre un délit pour les beaux yeux de la meuf de Paulo ? Et quand j’étais sur le point de renoncer, une petite voix lointaine me murmurait dans l’oreille : 

« N’oublie pas la promesse de Lola ! »

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? Pour posséder cette fille, il me suffisait de la payer ; c’était une pute après tout !

Mais voilà, je l’avoue, j’étais tombé amoureux d’elle.

Au petit matin, je n’avais encore rien décidé ; j’oscillais, comme un alcoolique aboulique entre « faire plaisir à Lola » et « respecter » la loi. Heureusement que ce matin-là, je n’avais pas cours, car vers dix heures, j’entendis les cris caractéristiques des taulards qui prenaient l’air au cours de leur promenade.

A dix heures cinq, je me hasardais dans la coursive pour jeter un œil dans la cour de la prison. Paulo, était au-dessous, la tête levée vers le ciel. Il attendait la « livraison » de toute évidence. Alors, prenant mon courage à deux mains (phrase imprononçable par Monsieur Gédebras, le manchot), regardant à gauche et à droite pour vérifier que Monsieur Coqualo n’était pas là, je lançais la cartouche de cigarettes à Paulo qui l’attrapa prestement.

On a beau avoir un QI d’huitre déficiente mentale et être plus ignorant qu’un Shadock, on n’en est pas moins adroit. Paulo me regarda fixement et leva le pouce vers moi en guise de remerciement. Ca y est, j’avais un nouvel ami !

Je vous raconterai plus tard, comment Lola tint sa promesse…

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 04-11-2017 à 08:31:54

Grasse (31).

 

 

Un conseil de classe laisse des traces !

Passer près de douze heures consécutives au lycée (de 8h à 20h) ramollit notre substance grise, nos muscles et tout ce qui va avec…Alors on est pressé de rentrer chez soi pour dormir, dormir, dormir et oublier les élèves, l’administration et même les collègues qui deviennent des tartines nutellisées (1)  pratiquement inconsommables.

On oublie tout et on se dit que la maladie d’Alzheimer nous guette à chaque coin de rue de la ville qu’on ne reconnaît plus. Grasse, la nuit, ressemble au désert de Gobi (2) avec des lampadaires qui n’en font qu’à leur tête, des magasins fermés, aux néons boiteux et des chats en goguette qui cherchent des femelles volages.

Je fus largement heureux quand, par hasard, je me retrouvai devant mon immeuble aux stores baissés, géant de béton inaccessible, qui dort depuis des décennies. C’est à ce moment-là, comme l’ogre des contes de fées, que l’on a besoin de chair fraîche. Et Lola faisait les cents pas sur le trottoir, passant et repassant devant le hall en remuant les fesses, réflexe conditionné acquis au cours des longues heures passées à tapiner, même quand il n’y avait personne.

Lola, en louve affamée, reconnut en moi une proie facile. C’est vrai que je l’avais regardée un instant et considérée comme une bouée providentielle. Lola accéléra le pas et se dirigeait vers moi en oscillant comme une chaloupe sur une mer voluptueuse.

Moi, incapable de réfléchir et de prendre une décision je devins le roi des abouliques (3), perdu dans la rue de l’oubli. Quand elle fut près de moi, son parfum se mélangea à celui de la ville qui planait par intermittence, fusant des cheminées des usines qui fabriquaient des senteurs enivrantes. Je m’attendais à « tu viens chéri ? », mais elle me dit :

- Monsieur, je sais que vous êtes gentil, vous ! Je ne peux plus aller sur la coursive à cause de Monsieur Coqualo et de tous les copropriétaires qui m’ont déclaré la guerre. Et Paulo, à cause d’eux, est privé de ses cigarettes préférées. Alors, si vous voulez bien me rendre un petit service… 

Devant mon air ahuri de débile profond, elle me tendit une cartouche de cigarettes en ajoutant :

- Si vous pouviez jeter ça à Paulo, demain lors de sa promenade dans la cour de la prison… 

J’avais la tête d’un ver luisant qui n’éclairait plus, un reliquat de vie oublié par le bon Dieu.

Mon vocabulaire se réduisit alors à un « heeuuu » peu expressif. Lola, pour me convaincre, avança vers moi ses seins plus agressifs que les guerriers mandchous de la Chine antique. Ses tétons, durcis par le froid, pointaient sous son chemisier comme les clous de la planche d’un fakir. Moi, j’étais ailleurs !

Elle émettait un magnétisme qui commençait à agir sur la partie métallique du mâle que j’étais…

Je tendis la main et je pris la cartouche de cigarettes. Sur le visage de Lola se dessina un sourire de madone ; moi je me sentais devenir un ange…

En partant, elle se retourna vers moi et me lança :

- Merci, merci, je saurai vous récompenser… ! 

Et à cause de cette phrase, je ne pus dormir de la nuit…

A suivre

Notes :

 

1 : Tartines de Nutella.

2 : Le désert de Gobi est une vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie. Il englobe environ un tiers de la surface de la Mongolie.

3 : Aboulie : en psychiatrie,trouble mental caractérisé par une incapacité à décider ou à entreprendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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posté le 30-10-2017 à 11:01:26

Grasse (30).

Conseil de classe dans l'antiquité.

C'était la belle époque...

 

« Tirons notre courage de notre désespoir même. »

( Sénèque ).

« Portasses » ? me dit Jeanne.

Elle semblait ne pas apprécier ou ne pas comprendre ce subjonctif imparfait un peu désuet, je l’admets, mais que j’aimais utiliser parfois pour décontenancer mes interlocuteurs. Alors je reformulais mon souhait :

- Au conseil de classe des 1èresS1 de ce soir, j’aimerais bien que tu  ne portes pas de culotte ! …

Elle me lança un regard chargé de haine, décapant comme de l’acide chlorhydrique. Alors, avec un ton inhabituel, elle fulmina :

- Pour qui me prends-tu ? Je ne suis pas une femme de mauvaise vie, moi ! 

Elle n’arrivait pas à se défaire de son vocabulaire d’un autre temps, de phrases de vieille fille coincée.

Alors, juste pour lui faire un peu de mal, je lui répondis :

- Oh, ce n’est pas grave. Tant pis si tu ne veux pas me faire plaisir ! 

J’essayais ainsi d’introduire dans son cerveau, un sentiment de culpabilité qui laisse des traces et qui empêche de bien dormir la nuit.

Jeanne se leva brusquement et sans répliquer, quitta la salle des professeurs en martelant le sol avec ses talons de quatre centimètres de haut.

Je ne la revis pas à la récréation de l’après-midi ; elle avait dû rester dans sa classe pour éviter de me rencontrer.

Les élèves de 1èreS1 que j’eus à quinze heures furent particulièrement tranquilles et studieux : ils appréhendaient leur conseil de la soirée. J’en profitais pour essayer de savoir qui était exactement le neveu de Monsieur Coqualo, sans succès car j’imaginais que ce neveu devait avoir une attitude un peu efféminée, ce qui était ridicule puisqu’en principe, l’homosexualité n’est pas héréditaire.

A 18h30 je me dirigeais vers la salle de réunion où devait se tenir ce conseil des professeurs. Quelques collègues fatigués étaient déjà là, assis autour d’une chaîne octogonale formée de tables collées, à la va-vite, les unes contre les  autres. L’usure de la fonction et le découragement avaient creusé un maillage de rides irrégulières sur le visage de ces fantassins de l’éducation nationale, tous placés en première ligne, souvent blessés, mais avançant toujours, la tête haute, conscients qu’ils devenaient de jour en jour de la chair à canon.

Dans cette salle, surpris par le silence, ils récupéraient des forces en vue de la bataille du lendemain matin. Jeanne était assise juste en face de la porte, seule, sans voisins à sa gauche et à sa droite. Elle attendait peut-être que j’allasse (1) m’asseoir à côté d’elle, mais je l’ignorai complètement, préférant me placer près de Séraphine, la prof de lettres classiques, capable de déclamer du Sénèque (2) en latin devant des élèves médusés, dont le vocabulaire imprécis et restreint, embrumait leur réalité quotidienne.

Jeanne nous regardait. Ses yeux cachaient bien des mystères. Elle essayait de deviner ce que je pouvais bien raconter à Séraphine pour la faire rire autant. Le proviseur aussi nous regardait parfois avec un rictus d’adjudant-chef, prêt à mordre tous ceux qui ne respectaient pas sa parole sacrée, tous ceux qui polluaient ce sanctuaire et qui n’écoutaient pas sa messe en français.

Sur l’écran blanc, déroulé sur un tableau vert mal effacé, défilaient les bulletins des quarante élèves, le bilan d’un trimestre peu satisfaisant. Que deviendront-ils quand ils seront adultes ?

C’était une classe scientifique, on pouvait s’attendre à former des ingénieurs, des médecins, des chimistes travaillant à la fabrication de diverses drogues dans des laboratoires clandestins ou des chômeurs tout simplement. Quel sera le destin de ce tableau vert usé par la craie ? Dans quelle décharge allait-il finir ?

Le conseil se termina vers vingt-heures. La nuit était tombée depuis des lustres et nous sortîmes de la salle sur les genoux, plus fatigués que les pneus d’origine d’une Simca 1000 des années soixante.

Jeanne traînait pour ranger son carnet de notes et son stylo dans son sac rouge. De toute évidence elle m’attendait sans m’attendre. Moi, plus méchant qu’un herpès labial, je passai à côté d’elle comme on passe à travers un fantôme…

A suivre  

Notes :

 

1 : allasse : première personne du singulier du verbe « aller » au subjonctif imparfait.

2 : Sénèque, né dans l'actuelle Cordoue au sud de l'Espagne vers 4 av. J.-C., mort le 12 avril 65 ap. J.-C., est un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État romain du Ier siècle de l'ère chrétienne.

 

 

 

 

 

 

 

 


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1. gegedu28  le 30-10-2017 à 16:20:29  (site)

Bonjour,
Je suis passé sur plusieurs de vos articles, en fait ils s'enchaînent. Serait-ce des extraits d'un livre que vous auriez écrit ?
Si oui, où peut-on se le procurer ?
Merci d'avance.
Gégédu28

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posté le 28-10-2017 à 08:26:46

Grasse (29).

 

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Séduire Jeanne, ne fut pas ma mission la plus facile.

J’en avais absolument besoin pour étouffer les rumeurs qu’aurait pu propager le neveu de Monsieur Coqualo, dont j’ignorais encore le nom. A défaut d’être belle et sexy, Jeanne était disponible et avait, je crois bien, un petit faible pour moi. Mais quelle montagne à gravir pour atteindre enfin le paradis des sens. Je me mis en tête de faire son éducation, de façonner de la pâte à modeler informe en bacchante (1) affriolante.

Un après-midi, au lycée, vers 13h au retour de la cantine, l’estomac encore encombré par des coquillettes à la viande de nature inconnue, j’étais affalé, sur un fauteuil d’un âge incertain, dans la salle des profs, quand Jeanne vint s’asseoir près de moi.

Pour lui faire croire que je dormais, j’avais baissé mes paupières et adopté l’aspect niais d’un patineur pakistanais. Dix minutes plus tard, je feignis de me réveiller et je lui demandai d’aller me chercher un café. Pour cela je la regardais avec un air de cocker déprimé auquel elle ne résista pas.

La pauvre, elle dut affronter la horde des élèves agglutinés autour de la machine à boissons située dans la cour du lycée.

En l’attendant, j’observais le manège de Maurice, un prof d’EPS de cinquante-cinq ans environ, véritable macho et dragueur professionnel, tout l’opposé de moi ! Il s’était mis en tête de séduire une prof d’histoire-géographie de vingt-cinq ans, mignonne comme tout, blonde et diaphane. Je l’entendais débiter des sornettes à deux balles, sans s’apercevoir qu’il horripilait sa jeune collègue. Finalement, en gardant son calme, elle l’assomma en lui disant : 

- Tiens, mais tu as l’âge de mon père ! 

Maurice, vexé dans sa virilité, abandonna la partie, la queue entre les jambes, comme un vieux loup mordu par sa femelle.

Eliane, qui enseignait le français, entra à son tour dans la salle des profs et accomplit un petit cérémonial que je connaissais par cœur : elle remplaça les chaussures rouges qu’elle portait par les mêmes, mais noires qui se trouvaient dans son casier. Allez savoir pourquoi !

Peut-être parce qu’elle venait d’avoir les secondes-F, une classe difficile qui aggravait, de jours en jours, sa névrose obsessionnelle. Elle sortit de la salle en proclamant :

- Ô rage, ô désespoir (2)… ! 

Et il y a certains ministres qui veulent réduire nos vacances d’été, un oasis qui nous permet de ne pas sombrer dans la démence !

Jeanne revint avec ma tasse de café et me la tendit en souriant. Je trempais mes lèvres dans le liquide odorant et je lui dis :

- Mais il est froid ce café ! 

C’était faux, mais c’était la première étape de ma stratégie de lavage de cerveau.

A la sonnerie de quatorze heures, juste avant d’aller chercher nos élèves, je me penchai vers ELLE et je lui murmurais dans l’oreille : 

- Au conseil de classe des 1èresS1 de ce soir tu devras t'asseoir à côté de moi et j'aimerais bien que tu  ne portasses pas de culotte ! …

A suivre

Notes :

 

1 : Femme saisie par la débauche et la lubricité.

2 : Le Cid de Pierre Corneille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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1. johnmarcel  le 30-10-2017 à 07:00:07  (site)

Je ne sais pas pour le Pakistan... l'Indonésie par contre...
https://www.youtube.com/watch?v=KY-Mnh-fGgI
Et encore c'est de 2015...

2. johnmarcel  le 30-10-2017 à 07:02:44  (site)

Voilà 2017...
https://www.youtube.com/watch?v=JYVbSZyy9gQ

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